Âme & Conscience _ Cabinet de Thérapie Holistique
¤ Marie LOPES ¤ 
Thérapeute Psycho-Corporel
Spécialisée en Psychotraumatologie & Victimologie


L'homme n'est son Maître qu'à la condition de savoir & sentir ce qu'il fait.. D'être à tout ce qu'il fait...
 D'être libre dans tout ce qu'il fait...


La psychogénéalogie est une « démarche qui nous permet de comprendre et d’utiliser au mieux notre héritage psychique, ou, si besoin est, de le transformer. Elle s’appuie sur la psychanalyse étendue aux liens transgénérationnels et sur la technique psychosociologique du génosociogramme, arbre généalogique augmenté des liens et des faits importants. »

Le terme s’applique à une généalogie recadrée dans le contexte des recherches en psychologie :
- psycho-histoire ;
- travail contextuel ;
- constatations de la psychanalyse ;
- travail de recherche sur la communication non verbale, telle que langage du corps, lapsus verbaux ;
- mises en acte, actes manqués ;
- fuites corporelles de notre vécu par l’expression involontaire du corps (respiration, émotions ressenties, chaleur ou « froid glacial, mortel »).

Selon la psychogénéalogie, des événements, des traumatismes, des secrets de famille, des conflits vécus par les membres ascendants d’un clan, etc. conditionnent chez un sujet donné des troubles psychologiques, des maladies, etc.
L’apport de la psychogénéalogie
Il existe plusieurs concepts importants en psychogénéalogie :
le génosociogramme ;
la loyauté familiale invisible ;
le syndrome anniversaire ;
les secrets de famille.

1. Le génosociogramme
Le génosociogramme peut se définir comme un arbre généalogique avec les éléments socio-historiques (connus) des générations précédentes (ancêtres directs, collatéraux compris) du consultant. « Faire de la psychogénéalogie clinique, c’est pour le client, poser les valises de son passé et accepter de lâcher prise pour surmonter les dégâts des traumatismes qu’il a incorporés, les contrecoups, les conséquences, et les éventuels effets néfastes d’un passé familial, de ses plaies, erreurs, fautes, hontes, culpabilités, regrets, déracinements, pertes, deuils, secrets et non-dits, etc. »

2. La loyauté familiale invisible (LFI)
La loyauté familiale invisible peut se définir comme la manifestation d’un comportement familial qui se reproduit de manière invisible, inconsciente de génération en génération. 
Exemples de loyautés familiales invisibles :
- des migrations affectant toutes les personnes de l’arbre généalogique au cours des siècles ;
- des abandons d’enfants quelque soient les circonstances ;
- des reproductions de métiers, de maladies ;
- etc.
Tant que les personnes n’ont pas travaillé sur leur arbre, ils peuvent continuer à perpétuer ces loyautés familiales invisibles de manière inconsciente.

« Sans prise de conscience, sans travail sur soi, nous sommes condamnés à reproduire ultérieurement nos identifications d’enfant. Parfois à notre insu. Certains ont choisi de faire tout le contraire de leur famille. Malheureusement, vivre le contre-scénario, c’est encore vivre en fonction du scénario. Prendre le contre-pied, ce n’est pas accéder à la liberté d’être soi-même, c’est agir à l’inverse en étant constamment dans la comparaison. L’aventure d’une vie humaine, c’est avant tout l’aventure de la conscience. Plus nous devenons conscients, plus nous devenons libres. Plus nous choisissons notre vie au lieu d’obéir à nos programmations, plus nous épanouissons notre être unique, indépendant, autonome. Plus nous sommes épanouis, plus nous épanouissons les autres. »

3. Le syndrome anniversaire
Le syndrome anniversaire peut se définir comme une « répétition d’événements marquants, heureux ou malheureux, voire dramatiques, à la même date ou au même âge ou à la même période spécifique. »
Il peut être lié à :
- un événement personnel, familial ;
- à divers problèmes vécus par les générations précédentes ;
- un choc traumatique, généralement un deuil non terminé, une perte importante (un enfant, une fausse couche, un parent, un animal familial, une maison, un terrain, une partie du corps, etc.
Cette répétition peut se faire pour un événement heureux ou malheureux, qui est resté vivace dans la mémoire familiale (date de naissance, de mariage, de baptême, d’un fait historique,etc.). L’origine des syndromes anniversaires s’explique par l’existence de loyautés familiales invisibles (LFI) et par l’attachement à un passé inachevé : si nous arrivons à « faire le deuil » du passé, à « réparer » celui-ci, à « nettoyer notre arbre généalogique », nous pouvons réacquérir notre libre arbitre et ne plus répéter une problématique de génération en génération.
Citons quelques dates importantes de l’histoire des personnes :
- du 21 février au 19 décembre 1916 : Verdun ;
- 1915, 1917 et 1922 : génocide des Arméniens ;
- 28 juin 1389 (calendrier grégorien) : bataille de KOSOVO (l’empire ottoman contre les princes des Balkans) ;
- 8 août 1945 : largage de la bombe atomique à Hiroshima ;
- etc.

4. Les secrets de famille
Les secrets de famille peuvent se définir comme des non-dits qui se transmettent de génération en génération. « Le secret est aussi indispensable aux êtres humains que le feu, et aussi craint. Le secret comme le feu facilitent et protègent la vie, mais ils peuvent aussi étouffer, dévaster, se propager de manière incontrôlée. Le secret et le feu aident à préserver l’intimité mais peuvent aussi l’envahir, ils sont autant nourriciers que destructeurs. Et ils peuvent se retourner contre eux-mêmes : on élève des barrières de secret pour se protéger contre des complots et des tentatives insidieuses, tout comme le feu sert à combattre le feu » (Sisela BOK cité in ’’Le poids des secrets de famille’’

5. L’effet Bluma ZEIGARNIK
L’effet ZEIGARNIK peut se définir comme le « désir de vouloir terminer ce qui a été commencé. » Bluma ZEIGARNIK a montré que les tâches inachevées et/ou interrompues sont mieux remémorées que les tâches terminées parce que les sujets les ressassent, les ruminent, comme si la situation avait été gelée. Terminer une tâche inachevée consiste à revenir sur cette tâche afin de clore les relations avec une personne (aimée, haïe ou crainte), qu’elle soit vivante ou décédée. Claude SABBAH dit que la maladie est un deuil inachevé.

6. Le psychodrame
Le psychodrame - terme inventé par MORENO - peut se définir comme un « jeu de rôle thérapeutique ou pédagogique qui permet de clôturer une tâche inachevée » (une mise en situation dans un jeu de rôle psychodramatique). En jouant la scène (comme dans une pièce de théâtre ou dans une constellation familiale), cela permet à la personne d’en faire l’expérience kinesthésique, émotive et corporelle et d’achever cette tâche autrement.